Bientôt chroniqué dans la grande saga de la Slumberstory, l'épisode de la fête de la musique 2009 fut un beau moment.



Slumberland a hiberné tout l’hiver 2009.
Ce petit mammifère musical, en effet, selon une tradition ancestrale, se réfugie dans son sous-sol, une ancienne chambre froide reconvertie, afin, dans un premier temps de se soustraire aux yeux du monde. N’étant pas assujetti aux feux des projecteurs médiatiques et à son addiction chronique, car, de fait, rien ne l’oblige à entretenir un quelconque buzz, comme d’autres, dont c’est le métier, soufflerait sur les braises d’un fragile feu indispensable à leur survie sans quoi le désintérêt du public, même provisoire suffirait à les remplacer par la prochaine nouvelle star en herbe, laquelle, à son tour…..
Oui heu bon… Donc Slumberland s’enterre dans son studio, car en hiver, aucune proposition de concert ne vient lui botter le train.
C’est l’occasion de bosser. Chez Slumberland, on bosse le week-end, et plus particulièrement le dimanche.
Soir.
Le groupe a acquis une certaine maturité, tente quelques nouvelles expériences sur des terrains musicaux encore inexplorés. Toujours pas de composition inédite. Pourtant il en est vaguement question, lorsque PierreF et/ou Agnès demande à écouter les maquettes que PierreB ou SteF enregistrent dans leur coin, en se gardant, le plus souvent, de les infliger à la face du reste du monde.
Ces « morceaux », pour la plupart incomplets, aiguillonnent temporairement quelques oreilles au sein du groupe. Mais à vrai dire, la formation a déjà fort à faire quand il s’agit d’établir un semblant de majorité pour décider de nouveaux titres à travailler pour faire vivre le catalogue des setlist. C’est la force et la vulnérabilité, tout à la fois, du groupe, déclarent les intéressés : Son éclectisme via les penchants et goûts naturels de tous et chacun. Brit pop d’hier et d’aujourd’hui, AOR, métal, chanson française et jazz.
Un cocktail incertain dont le manque avéré de cohérence fait le charme même des prestations du groupe.
Cet hiver 2009, beaucoup de travail hors Slumberland pour chacun de ses membres, distancient les répètes. Mais on tient bon la barre, on se cramponne à la rampe, on lâche pas la patate.
En avril, lors d’une répète, Agnès shoote les garçons. Un noir & blanc délicatement mis en lumière, baignant un art de la pose inné, pour chacun de ces modèles d’élégance moderne.
C’est pas tout à fait U2 à Memphis dans Rattle and Hum, mais d’un autre point de vue, c’est aussi pour ça qu’on n’est pas dans votre poste !

L’été est loin, on a rangé les valises dans les vacances en carton. Ou l’inverse. L’automne arrive, nous sommes en novembre 2008. Les feuilles morteux se ramassent-t-à la pelleu. Slumberland va s’en chanter une version du côté de Brive.
Non !
Si !
Le retour ! Putain trois ans ! Trois ans qui se sont écroulés depuis la débâcle historique de Brive ! Le blog le fanfaronne fièrement dans le feu de sa fougue :
« Concert Pop-Rock par des auteurs-illustrateurs et scénaristes BD. En partenariat avec la librairie Bulles de papier, un concert pop–rock est organisé le samedi 8 novembre 2008 (de 18 heures à 20 heures) à l’auditorium Francis Poulenc du Conservatoire. Ce concert sera animé par des auteurs BD présents à la Foire du Livre. L’entrée du concert sera gratuite. »
Et c’est peu de dire que l’on sent comme un distinguo avec le premier passage du groupe en terre corrézienne ! Kochiz capte le concert en vidéo. Mise en ligne sur le blog :
http://slumberland-bd.blogspot.com/2008_11_01_archive.html
Le show est complet, son et lumière. Oublié le naufrage de fond de troquet, ouvrez les portes du rock’n roll, le vrai. Celui qui tâche, qui brûle les planches, qui n’a pas peur de taper sur les cases d’à côté.
Pour compléter la série vidéo, en bonus, quelques photos de la mise en place. Ca balance ! Comme d’habitude, on y voit une collection de portraits crispés à travers lesquels se lisent toute la méfiance naturelle du musicien amateur face à son matériel, souvent capricieux, câbles, boîtiers censément magiques, cordes cherchant plus ou moins la bonne intonation. Mais c’est le métier qui rentre, tout se passera bien comme dans 80% des cas.
L’été 2008 s’achève en beauté à Vaison la Romaine, au festival AOC ( !) en septembre, le week-end du vin. Du vingt, pardon !!
Un debrief est dispo ici :
http://slumberland-bd.blogspot.com/2008/10/lussa-bande-de-ptites-graisseuses-et.html
Que rajouter, si ce n’est que nous avons passé un excellent moment, une fois de plus. Les cinq membres du groupe sont de nouveau au grand complet, malgré le fait qu’ils sont vêtus de tshirts. Jeu de mot ! Dix francs dans le cochonnet !
Le détail mérite d’être mentionné, avez-vous remarqué come ils sont beaux, tous affichant les couleurs de Comix Buro ?
http://comixburo.blogspot.com/
C’est que l’équipe d’Attakus a son stand au festival AOC de Vaison ! Et qu’ils vont accueillir chaleureusement ce que le groupe compte d’auteurs, plus les ceux des sketch books de chez Comix Buro : Keramidas, Bellamy, Vatine, und so on…
Configuration quasi pro pour ce concert, une fois encore. Et pour la première fois, une prise de son directement capté depuis la console permet enfin d’écouter Slumberland Live dans d’excellentes conditions ! Ici, avec les photos de l’album souvenir, avec du son :
http://slumberland-bd.blogspot.com/2008/10/blog-post.html
Et ci-dessous, quelques versions haute définition pour vos mirettes ébahies.

Slumberland joue donc sur la petite scène le dimanche, à 14:00, ce qui leur laisse tout loisir d’apprécier les artistes pro de l’affiche le samedi soir.
Et de profiter de la bière ambrée locale dans le quartier VIP. Une soirée qui sera longue et ne trouvera son terme que lorsque les tonneaux de bière seront à sec.
Le lendemain, à 14 :00, frais comme des gardons, Smulbermelbelland, hips, s’installe et performe. Un extrait vidéo est dispo ici, comme vous le savez déjà : http://slumberland-bd.blogspot.com/2008/09/seven-nation-army.html
Courtesy of Olive « Kochiz ».
Et pour quelques photos de plus... Suivez le guide.
Un mot tout de même. C’est ici, lors de ce week-end mémorable que l’idée du blog dédié exclusivement à Slumberland le groupe, celui-là même dont vous lisez les lignes, jaillit entre deux gorgées de bière. La meilleure n’étant pas toujours la première comme l’a faussement prêché le poète de l’éphémère, car le tout est affaire de débit : La bière à haut débit dilue l’information parvenant au cerveau, de même que l’internet surinformant dilue la priorité des données. Ce faisant, l’enthousiasme pour la qualité de l’ambrée ardennoise, puisque le débat se situe en ces termes, augmente au fil du débit du perco, à mesure que les bulles alcoolisées provoquent chez le consommateur l’euphorie de celles à venir.
Mais revenons à notre olive.
C’est l’Olive qui fut à l’origine du présent blog, de son idée à sa conception, or donc.
Ce qui me permet, à partir de dorénavant, d’émailler cette story de liens vers les articles correspondant aux épisodes dont auxquels que celui à ce que nous causons. Qui furent déjà postés. Et ceci, afin d’éviter les doublons. Sans toutefois éviter le houblon, ce qui nous ramènent à Charleville. Les photos suivantes sont, par conséquent du genre « tout bonus ».
Santé !